Se réveiller dans un décor inspiré de l’avant-garde vitaminée des 50′s ? Une nouvelle raison de basculer du côté moderne du Vieux Port.
Non, l’après-guerre ne se résume pas au Formica, aux jupes corolle, à la lessive Bonux. L’époque de la revue « Plaisirs de France » c’était aussi, et surtout, une atmosphère insouciante, audacieuse, fertilisant les terrains de l’art comme de l’industrie et favorisant la multiplication les génies : Le Corbusier, Perriand, Prouvé, Calder, Miro… Aujourd’hui, pour jouir de l’esthétique mid-fifties autrement qu’en replongeant dans la première saison de Mad Men, on réserve une chambre à la Résidence, l’hôtel lifté, mais pas défiguré, par Franz Potisek. Ravivant l’esprit moderniste de son prédécesseur Jacques-André Dunoyer de Segonzac en 1954, il ose le rouge corail, le vert qui s’assume, le bleu curaçao. Il s’approprie le graphisme rétro, signant des imprimés exclusifs pour les rideaux de lin. Il confronte une banquette polychrome de Kwok Hoï Chan chez Steiner avec les vitraux psyché du salon, place une banquette épurée face à la poésie monumentale de la tapisserie de Jean Lurçat. Les couloirs menant aux chambres rappellent ceux de La Cité radieuse et chaque objet, lampe, toile, étagère, chauffeuse, respire l’hommage aux architectes-designers de l’époque. Néanmoins, aucune odeur de renfermé ici : on est bien installés dans le confort du 21ème siècle avec une mention spéciale aux corniches éclairées au-dessus du lit. En voisinant avec les immeubles enfin classés (1994) du dandy mésestimé Fernand Pouillon, la Résidence nous invite joyeusement back to the future.
Publié par fouchman le 10 février 2011Sept harmonies
Au centre ville de Marseille, caché dans une cour privée au cœur de la rue Paradis, ce SPA est une invitation à la détente et à la relaxation loin du chaos urbain.
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A celles qui préfèrent la sensualité latine à la rigueur nordique, l’Appart propose une mode italienne exubérante et près du corps. Ma che bella la ragazza !


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